Le 15 avril 2008, Marseille était désignée à l’unanimité par un jury de 13 experts, comme Capitale Européenne de la Culture en 2013, en parallèle avec la ville slovaque de Kosice. Après avoir courageusement défendu son dossier pendant plusieurs mois, la cité phocéenne s’imposait ainsi face à ses concurrents lyonnais, bordelais et toulousain pour devenir la plateforme culturelle de l’Europe en 2013, sous le label de « Marseille Provence 2013 ». Or, depuis cette victoire, le projet semble au point mort et la population marseillaise attend avec impatience et un léger scepticisme, la concrétisation de cette aventure. Témoignages.
Qu’est-ce qu’une capitale européenne de la culture ?
Le titre de capitale européenne de la culture est né en 1985 d’une initiative franco-grecque menée par Mélina Mercouri et Jack Lang, tous deux ministres de la culture de leur pays respectif. Selon la définition qui en est donnée sur le site officiel de l’Union Européenne : « La désignation de "Capitale européenne de la culture" contribue à mettre en valeur la richesse, la diversité et les caractéristiques communes des cultures européennes et permet une meilleure connaissance mutuelle entre les citoyens de l'Union européenne. »
La première cité à avoir été sélectionnée fut Athènes en 1985. Depuis, plus d’une trentaine de villes ont obtenu cette distinction parmi lesquelles les trois villes françaises de Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004. D’ici trois ans, c’est donc à Marseille, ville cosmopolite située au carrefour de la Méditerranée et à la région provençale qu’il reviendra de défendre et développer les valeurs de la culture européenne.
Pour une grande partie des marseillais, la cité phocéenne mérite cette reconnaissance du fait de son importante richesse culturelle. De plus, le projet pourrait apporter ce petit coup d’accélérateur dont semble cruellement manquer une ville qui s’essouffle et qui manque de dynamisme sur le plan culturel…
La première cité à avoir été sélectionnée fut Athènes en 1985. Depuis, plus d’une trentaine de villes ont obtenu cette distinction parmi lesquelles les trois villes françaises de Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004. D’ici trois ans, c’est donc à Marseille, ville cosmopolite située au carrefour de la Méditerranée et à la région provençale qu’il reviendra de défendre et développer les valeurs de la culture européenne.
Pour une grande partie des marseillais, la cité phocéenne mérite cette reconnaissance du fait de son importante richesse culturelle. De plus, le projet pourrait apporter ce petit coup d’accélérateur dont semble cruellement manquer une ville qui s’essouffle et qui manque de dynamisme sur le plan culturel…
Concrètement, la distinction de « Capitale européenne de la culture » permet au territoire sélectionné de développer son activité artistique et culturelle par le biais de plusieurs projets financés par les collectivités locales et européennes et assure généralement la création de nombreuses infrastructures. Par le passé, le projet fut souvent synonyme d’une forte augmentation de la fréquentation touristique et les villes sélectionnées font aujourd’hui encore l’objet d’une attractivité économique et culturelle non négligeable.
Pour autant, les inquiétudes autour du projet sont nombreuses et la crainte de voir éloignées les petites structures locales reste présente chez la plupart des marseillais.
Pour autant, les inquiétudes autour du projet sont nombreuses et la crainte de voir éloignées les petites structures locales reste présente chez la plupart des marseillais.
Il ne reste donc plus qu’à espérer que le projet arrivera à son terme et qu’il permettra à la Cité phocéenne de retrouver de sa superbe, en souvenir de l’époque glorieuse où elle dominait de la tête et des épaules sa voisine aixoise…
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