dimanche 9 mai 2010

Comment positionner le territoire provençal dans l’espace européen ?

Quelles intentions ? Y a-t-il encore une possibilité pour de nouvelles idées ? Parallèlement aux grands projets structurants qui sont l’armature de la candidature, une consultation auprès des acteurs culturels a été lancée le 20 avril 2010 dans les locaux de la Friche- Belle de Mai pour recueillir des propositions supplémentaires. Marseille Provence accepte donc de nouveaux projets, la fin de la campagne de labellisation étant prévue pour juin 2010. Cependant, ces acceptations se font dans un cadre restreint, lié aux attentes et aux critères définis par MP 2013.

La question de l’itinérance fait partie du cœur du projet. Ainsi, un point d’honneur sera mis à la circulation des œuvres et des publics sur le territoire. Outre l’organisation d’expositions itinérantes, c’est tout le projet qui est pensé sous l’axe de l’itinérance, notamment avec la mise en place de parcours pour relier les créations artistiques entre elle, introduisant ainsi une idée de continuité artistique.

Pour l’instant, les projets sont encore en cours de préparation, puisque, de l’aveu de Bernard Latarjet, « Une programmation de capitale européenne se construit au fil du temps. » L’équipe veut ainsi se garder une marge de manœuvre dans la programmation. Souplesse qui n’est pas du goût de tous les acteurs culturels de la région. Ceux-ci reprochent en effet à MP 2013 une mauvaise communication et une politique de demandes discriminantes, privilégiant certains projets par rapport à d’autres. MP 2013 répond à cette critique en rappelant qu’il est possible de faire des propositions qui viendront compléter les projets structurants retenus par le jury européen, mais que la sélection est inévitable et qu’elle s’établit sur des critères objectifs définis en accord avec les acteurs culturels. Toute la difficulté est en fait de relier les projets retenus pour que cela donne un tout cohérent et significatif quant à la problématique de Marseille Provence.

L’équipe de MP 2013 a assuré qu’une ébauche de programmation serait connue à la fin 2010 lorsque le conseil d’administration de l’association aura statué.


Présentation de 3 projets spécifiques inscrits dans Marseille Provence 2013 :

Trois projets ont été présentés lors de la réunion du mardi 20 avril à la Friche. Ces trois projets s’intègrent dans la dynamique de Marseille Provence, mais gardent toutefois leur indépendance propre. Ils partent tous d’un souci social, outre la seule création artistique. Le but est de faire participer les populations les plus à l’écart du monde culturel.

Le premier projet présenté recouvre la forme d’un atelier participatif. L’association Lieux Fictifs, présentée lors de la réunion par Clément Dorival, a investi la prison des Baumettes à Marseille pour travailler avec les détenus. Lieux Fictifs est un laboratoire de recherche cinématographique. Dans le cadre de Marseille Provence 2013, l’association a mis en place un projet de long terme (5 ans) se divisant en deux ateliers distincts : les rapport entre le théâtre et le cinéma pour les acteurs et un travail sur le regard (mémoire, histoire) consacré aux spectateurs. En 2010, trois ateliers dans la Cité vont être développés avec l’aide de l’association GENEPI. L’enjeu est de mettre en dialogue la prison et la société. Concrètement, des ateliers d’acteurs devraient regrouper des détenus et des habitants. Jusqu’en 2013, des courts-métrages seront réalisés, puis choisis pour être intégrés dans un parcours vidéo dans la ville.

La deuxième initiative porte sur la commande artistique. La Fondation de France a fait le constat amer d’une rupture de l’art et de la société. Leur problématique s’axe alors sur la création d’un nouveau lien. La commande artistique est alors apparue comme répondant à ce manque. Ainsi, la Fondation de France joue le rôle de médiateur entre le citoyen en attente d’une création artistique et l’artiste compétent pour créer. La première demande à Marseille date de 1997 pour l’Institut Paoli Calmette, pour la lutte contre le cancer. Il s’agissait de la mutation de leur espace de recueillement. Douze projets emblématiques sont prévus pour MP 2013 dont un projet pour l’Institut régional des sourds et aveugles de Marseille ainsi qu’avec la Cité de la Musique.

Le troisième projet est un exemple de rendez-vous inédit pour 2013. Intitulé «Métamorphoses», ce projet correspond à une volonté de sublimer les lieux publics par la création artistique. Intégré dans le programme de candidature sous l’onglet « Via Marseille », les arts de la rue sont à l’honneur dans ce projet. Des chorégraphes vont ainsi créer pour et avec l’espace public. Les trois thématiques développées sont la question des transformations urbaines, le vivre-ensemble, et le besoin d’invention de mythologies sur le territoire. Derrière ces thématiques réside la volonté de toucher le plus grand nombre. Concrètement, le but est de placer une dizaine de grandes transformations plastiques dans un morceau de la ville. La dimension temporelle est essentielle dans le projet, car les créations resteront longtemps dans l’espace public de façon à permettre une circulation du public. Les lieux doivent être vivants : on doit pouvoir y pratiquer la musique, faire des conférences, y dormir. Pour relier les créations dans l’espace public, un parcours à pieds sera mis en place.

Ces projets répondent tout trois à l’itinérance et à la création dans l’espace public. Ils seront aussi visuellement accessibles par un très grand nombre, ce qui est l’un des critères de MP 2013.

Claire Bonnot et Marion Carnel

jeudi 29 avril 2010

Les ateliers de l'Euroméditerranée, l'un des projets phares de Marseille Provence 2013

Animation Flash

Une capitale bien discrète…

Le 15 avril 2008, Marseille était désignée à l’unanimité par un jury de 13 experts, comme Capitale Européenne de la Culture en 2013, en parallèle avec la ville slovaque de Kosice. Après avoir courageusement défendu son dossier pendant plusieurs mois, la cité phocéenne s’imposait ainsi face à ses concurrents lyonnais, bordelais et toulousain pour devenir la plateforme culturelle de l’Europe en 2013, sous le label de « Marseille Provence 2013 ». Or, depuis cette victoire, le projet semble au point mort et la population marseillaise attend avec impatience et un léger scepticisme, la concrétisation de cette aventure. Témoignages.




Qu’est-ce qu’une capitale européenne de la culture ?

Le titre de capitale européenne de la culture est né en 1985 d’une initiative franco-grecque menée par Mélina Mercouri et Jack Lang, tous deux ministres de la culture de leur pays respectif. Selon la définition qui en est donnée sur le site officiel de l’Union Européenne : « La désignation de "Capitale européenne de la culture" contribue à mettre en valeur la richesse, la diversité et les caractéristiques communes des cultures européennes et permet une meilleure connaissance mutuelle entre les citoyens de l'Union européenne. »

La première cité à avoir été sélectionnée fut Athènes en 1985. Depuis, plus d’une trentaine de villes ont obtenu cette distinction parmi lesquelles les trois villes françaises de Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004. D’ici trois ans, c’est donc à Marseille, ville cosmopolite située au carrefour de la Méditerranée et à la région provençale qu’il reviendra de défendre et développer les valeurs de la culture européenne.

Pour une grande partie des marseillais, la cité phocéenne mérite cette reconnaissance du fait de son importante richesse culturelle. De plus, le projet pourrait apporter ce petit coup d’accélérateur dont semble cruellement manquer une ville qui s’essouffle et qui manque de dynamisme sur le plan culturel…





Concrètement, la distinction de « Capitale européenne de la culture » permet au territoire sélectionné de développer son activité artistique et culturelle par le biais de plusieurs projets financés par les collectivités locales et européennes et assure généralement la création de nombreuses infrastructures. Par le passé, le projet fut souvent synonyme d’une forte augmentation de la fréquentation touristique et les villes sélectionnées font aujourd’hui encore l’objet d’une attractivité économique et culturelle non négligeable.
Pour autant, les inquiétudes autour du projet sont nombreuses et la crainte de voir éloignées les petites structures locales reste présente chez la plupart des marseillais.



Il ne reste donc plus qu’à espérer que le projet arrivera à son terme et qu’il permettra à la Cité phocéenne de retrouver de sa superbe, en souvenir de l’époque glorieuse où elle dominait de la tête et des épaules sa voisine aixoise…

mercredi 25 novembre 2009



QUI SOMMES-NOUS ?
Six étudiants de Sciences Po Aix-en-Provence.
Nous menons un projet journalistique:la fusion des métiers du web et de l’audiovisuel.

Chef de projet et responsable de la ligne éditoriale : Aurélie
Responsable communication : Clémentine
Responsable diffusion : Esther
Responsable publicité et commercial : Claire
Responsable montage : Marion
Responsable logistique : Clémentine et Olivier
Responsable webmaster : Olivier


DE QUOI PARLONS-NOUS ?
« Marseille Provence 2013 : capitale européenne de la culture »
Sous la bannière « les coulisses de Marseille Provence 2013 », nous nous intéressons à toutes ces initiatives qui contribuent à rendre possible ce projet à dimension européenne.


SUPPORTS DE DIFFUSION
Nous réalisons plusieurs reportages qui seront diffusés en TV, en radio et sur ce blog.

A QUI S’ADRESSE-T-ON ?
A vous!